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confiance - Page 2

  • Des peurs à la confiance – visions d'apocalypses

    Ap 12 Lurçat6.jpg 
    (Tapisserie de Jean LURÇAT illustrant la vision du chapitre 12 de l’Apocalypse,
    chœur de l’église Notre-Dame-de-Toute-Grâce, plateau d’Assy, 1950)

    Des peurs à la confiance
     visions d'apocalypses 

    une journée de réflexion et d'échanges
    articulant problématiques politiques et textes bibliques
    et accompagnée par François VOUGA
    (proposée dans le cadre du Christianisme social)

    le samedi 19 octobre 2013 de 9h30 à 17h00
    (accueil à partir de 9h)

    au 83 Bd Arago, 75014 PARIS  
     (dans les locaux de la Faculté de Théologie Protestante – IPT)
    – Métro “Denfert-Rochereau” ou “St Jacques” –

     —.— o  O  o —.—

    Programme de la journée 

    Accueil à partir de 9h00 

    9h30 – 9h45 Accueil et présentation de la journée
    ——————————————————(Patrice Rolin et François Vouga)

    9h45 – 10h45  — Domination de la peur

    • La peur de notre finitude comme ressort du capitalisme –  
    —————————     Genèse 3————(Patrice Rolin)

    • Peurs écologiques et espérance  
    ———————  ——(Marie-Noëlle et Jean-Luc Duchêne)

    • L'ouverture du septième sceau
    ———————      et les quatre premières trompettes

    ——Apocalypse 8,1-12 :
    ————visions de la déconstruction de la création  
    ——————————————————(François Vouga)

    Première discussion 

    11h00 – 12h30  — Technique, désespoir, peurs et résistance  

     • Le destin nihiliste de la science et de la technique modernes, 
    Martin Heidegger et l'école de Francfort (Bernard Piettre)

    • Quelle politique opposer aux peurs
    devant le progrès technique tout puissant ? (Annick Jacq) 

    • Les deux premiers malheurs, cinquième et sixième trompettes
    ——Apocalypse 8,13 – 9,21 :
    ————le désespoir aux racines de la violence (François Vouga)

    Deuxième discussion

    12h30 – 14h00 Repas sur place (sandwichs, salades, fruits, café...)  
    ———————
    ————Libre participation 

    14h00 – 15h00 De la reconnaissance de la peur à la confiance  — 

    • De la psychogénèse de la peur et de la confiance
    à leur expression sociale (Olivia Draghici) 

    • La récupération de la mémoire historique :
    lever la peur pour retrouver l'avenir (Eric Hernandez) 

    • Le troisième malheur, la septième trompette
    ——Apocalypse 11,14-19 :
    ————la vision de l'instauration du Règne et du jugement  
    ——————————————————(François Vouga)

    Troisième discussion

    15h15 – 16h15  — Victoires sur la peur  —

    • Le combat spirituel contre la peur (Jacques Perrier)

    • Résister aux peurs : la “politique du courage”
    face aux manipulation (Jacques-Frédéric Josserand)

    • De la Babylone montée de la terre  
    ———————————à la Jérusalem descendue du ciel
    ——Apocalypse 21,1 – 22,5 :
    ————dernière vision de “toutes choses nouvelles”  
    ——————————————————(François Vouga)

    Quatrième discussion

    16h30 – 17h00  — Discussion générale, envoi et bénédiction  
    ——————————————————(Patrice Rolin et François Vouga)

    – Libre participation aux frais       

     ———————————————————

    – Merci d'annoncer votre participation
    Contact :  patrice.rolin@orange.fr  / 06 72 38 19 13

    —————————————————————————–

    Cette journée de réflexion et d'échanges vous est proposée dans la dynamique du Christianisme social. Né à la fin du 19e siècle, le mouvement du Christianisme social a pour projet de renouveler la confrontation de la foi chrétienne avec son environnement social, économique, culturel et écologique, de poser des paroles et des gestes de libération, dire publiquement notre espérance et agir en conséquence. Le Christianisme social s'organise de manière souple en “communes théologiques” locales ou thématiques. Cette rencontre est organisée par la Commune théologique du sud francilien actuellement composée de : Sylvette Bareau, Olivia Draghici, Marie-Noëlle et Jean-Luc Duchêne, Eric et Dominique Hernandez, Antoine Hervey, Jacques-Frédéric Josserand, Agnès et Philippe Kabongo Mbaya, Ursula et Jacques Perrier, Renée et Bernard Piettre, Annick Jacq et Patrice Rolin.

    Ap 12 Lurçat6.jpg 

    —•o0O0o•—
    En lien avec cette journée, lire :

    • Apocalypse 13, “Les deux bêtes”...

    • Apocalypse 18, “Gens qui rient, gens qui pleurent”...

    Pensée de “la fin du monde” et apocalyptique 

    La “vision” comme contestation de “l'idole

    •   Marc 13, une "anti-apocalypse” ? 

  • EMOUNAH, PISTIS, la foi

    confiance,foi,croyance,crédulité

    L'hospitalité d'Abraham, Marc CHAGALL

    Comme beaucoup d'autres mots que des siècles de théologie ont surchargés d'un sens spirituel et spécialisé, le mot foi a aussi eu des sens communs, des sens profanes auxquels renvoient parfois les mots hébreu et grec qui sont traduits par foi dans les Bibles en français.

    Un mot de la Bible, par Patrice Rolin...

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  • La MANNE, c'est quoi ?

     

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    MAN, voilà un mot de la Bible à la fois rare et spécialisé, mais un mot qui apparaît pourtant dans chacune de ses grandes sections. On le trouve en effet dans la Torah, les Prophètes et les Ecrits, pour ce qui concerne la Bible hébraïque, et dans un évangile, dans une épître et dans l'Apocalypse pour ce qui concerne le Nouveau Testament. Bien que rare et spécialisé, ce mot est cependant passé dans le langage commun en français...

    Un mot de la Bible par
    Patrice Rolin...

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  • Des corbeaux arabes ?

    le-prophete-elie-et-son-corbeau.jpg

    ——Au tout début de son épopée, dans le premier livre des Rois Elie prophétise qu'il n'y aura plus ni pluie ni rosée (1Rois 17,1-7)(1). C'est une vraie malédiction que cette sécheresse, qui vient en quelque sorte punir les compromis et compromissions que Achab, le roi d'Israël, et sa femme Jézabel ont mis en place (1Rois 18,16-18). Le récit biblique suggère que Dieu sait que le roi, et surtout la reine, vont tout faire pour exterminer ce prophète qu'ils prennent sans doute pour un prophète de malheur, alors Dieu demande à Elie de se cacher près du torrent de Kérith.
    ——
    Il y fait alors une expérience qui n'est pas anodine, puisqu'il va y être nourri par des corbeaux, avec du pain et de la viande, en plus de l'eau du torrent. Un lieu désert, la précarité totale, un pain vital, de la viande.

    ——Tout lecteur de la Bible hébraïque fera la connexion avec le récit des Hébreux au désert nourris quotidiennement par la manne (Exode 16,1-18). Cette précarité est le signe d'une épreuve où l'on est formé à ne dépendre que de Dieu seul. C'est un temps, où au feu du creuset, se préparent l'or de la foi et les scories de l'orgueil ou de l'autosufisance. Elie a fait sa traversée du désert, après s'être confronté à un quasi-pharaon, qui, s'il n'est pas égyptien, n'attend pas de Dieu sa subsistance, son autorité, sa vie.

    La création se mobilise pour le prophète

    ——Elie nourri par les corbeaux, c'est aussi l'image de Dieu qui mobilise la création pour être au service de l'humain, qui donne des ordres afin que la seule créature qui peut être porteuse de la parole de Dieu ne meure pas, qu'elle soit honorée. Le corbeau est un animal impur pour le peuple d'Israël ; voici donc que des animaux impurs sont soumis à une tâche noble parce que Dieu l'a décidée. Certains commentateurs juifs vont même jusqu'à dire que si Dieu a permis au livre de la Genèse qu'un animal impur soit mentionné dans l'épisode de Noé et de son arche (Genèse 8,7), c'était simplement parce que, à l'avance, Dieu savait qu'il aurait besoin des corbeaux pour nourrir Elie...

    ——Elie découvre au torrent de Kérith une preuve que sa survie est un don de Dieu, et cela passe par des animaux, par la création qui, elle, contrairement au roi d'Israël, est soumise à Dieu. Une vraie expérience de déplacement de ses catégories mentales, de ses valeurs. Une vraie expérience de dépendance.

    Vous avez le droit de lire “corbeaux”

    ——Elie dépendant des animaux ; cette histoire a nourri notre imaginaire d'enfants. Et pourtant, il se peut que cette interprétation, même si elle est juste, ne soit pas la seule possible. En effet, en hébreu le mot “corbeaux”  se dit ’oReBîM. Or, à l'origine, et dans les plus anciens manuscrits biblique, en hébreu seules les consonnes étaient écrites. La vocalisation était introduite par le lecteur selon sa tradition de lecture. Et ce n'est que bien plus tard que furent introduits des points et des traits accompagnant les consonnes pour fixer la prononciation et faciliter la lecture. Or, pour les consonnes ’RBM, la tradition a pris l'habitude de lire ’oReBîM, “corbeaux”. Mais ce mot pourrait aussi se prononcer ’aRaBîM. Ce qui signifie... “les arabes”.
    ——Elie nourri par les arabes. «Tu boiras de l'eau du torrent. Et j'ai donné l'ordre aux Arabes de t'apporter à manger. Elie fit ce que le Seigneur lui dit. Il va s'installer près du torrent de Kérith, à l'est du Jourdain. Les Arabes lui apportent du pain et de la viande matin et soir, et Elie boit l'eau du torrent.»
    ——C'est encore plus crédible que l'histoire des corbeaux. Les Arabes étaient des tribus nomades, qui comme leur nom l'indique venaient de la terre sèche, du déserts au sud d'Israël, la Araba.

    ——Le plus grand prophète d'Israël nourri par les Arabes, on peut comprendre pourquoi la tradition de lecture orthodoxe du judaïsme (suivie en cela par la tradition de lecture chrétienne) a préféré lire “les corbeaux”... L'actualité de ce texte et sa pertinence, longtemps après Elie sont toujours aussi criantes que dérangeantes. Comme quoi il est juste que “changer un iota” du texte biblique peut avoir de sacrés enjeux.
    ——Qu'Elie soit nourri par une tribus d'étrangers est une nouvelle très importante afin de montrer que les étrangers sont aussi sous l'autorité du Seigneur à l'heure où le roi d'Israël se prostitue avec les dieux païens.


    ——Dans cette autre lecture possible, c'est une nouvelle dépendance qu'Elie va découvrir : la fidélité de Dieu passe par la confiance envers l'étranger, car l'étranger n'est pas nécessairement un dangereux idolâtre, et il peut être obéissant à la voix de Dieu.

    ——————————————————————Gilles BOUCOMONT

    —•o0o•—
    (l'article ci-dessus est paru dans Paroles Protestantes en décembre 2009)

    —•o0o•—

    (1) Lire le récit biblique auquel se réfère cette note :
     
    1 Rois 17,1-7

    1 Elie, le Tishbite, l'un des habitants de Galaad, dit à Achab :
    ——
    «Par la vie du SEIGNEUR,
    ——
    le Dieu d'Israël, au service duquel je me tiens,
    ——
    il n'y aura ces années-ci ni rosée ni pluie, sinon à ma parole !»
    2 La parole du SEIGNEUR lui parvint :
    3«Repars d'ici vers l'est et cache-toi près de l'oued Kerith,
    ——
    qui est en face du Jourdain.
    4
    Tu boiras de l'eau de l'oued ;
    ——
    j'ai ordonné aux corbeaux
    ——
    de pourvoir à tous tes besoins là-bas.»
    5 Il partit et agit selon la parole du SEIGNEUR
    il alla s'installer près de l'oued Kerith,
    qui est en face du Jourdain.
    6 Les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande le matin,
    du pain et de la viande le soir, et il buvait à l'oued.
    7 Mais après quelque temps, l'oued fut à sec,
    car il n'y avait pas eu de pluie dans le pays. ...

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    (Champ de blé aux corbeaux, Vincent Van GOGH juillet 1890)

    —oOOOo—

    En lien avec cet article, lire :

    La MANNE, c'est quoi ?


  • La foi de Jésus-Christ, c'est tout !

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    ——Sauvés par la grâce au moyen de la foi …” Cette affirmation est bien connue. Elle contredit toute croyance selon laquelle l’homme pourrait, par ses efforts ou ses œuvres, obtenir le salut de Dieu. C’est la foi qui fait médiation et non les œuvres. Mais certains passages bibliques présentent une compréhension encore plus radicale de la question. De quelle foi parle-t-on ?

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