11 octobre 2005

Cantique des Cantiques 1,1-11

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(Le livre du Cantique des Cantiques se présente comme un dialogue amoureux entre une femme et un homme, parfois d'autres intervenants. Les éditeurs de la traduction ci-dessous suggèrent en italiques et parenthèses qui parle)

Livre du Cantique des Cantiques
(chapitre 1,versets 1 à 11)


(1) Le plus beau des chants – de Salomon.

(Elle)
(2) Qu'il me couvre de baisers !
Oui, tes caresses sont meilleures que le vin.
(3) La senteur de tes parfums est si bonne !
Ton nom est un parfum qui se répand ;
c'est pourquoi les jeunes filles t'aiment.
(4) Entraîne-moi à ta suite, courons !
Le roi m'a introduite dans ses appartements...
Nous serons dans l'allégresse, nous nous réjouirons en toi ;
nous célébrerons tes caresses plus que le vin.
C'est à bon droit que l'on t'aime !
(5) Je suis noire, mais je suis jolie, filles de Jérusalem,
comme les tentes de Qédar, comme les toiles de Salomon.
(6) Ne faites pas attention si je suis noiraude :
c'est le soleil qui m'a brunie.
Les fils de ma mère se sont fâchés contre moi,
ils m'ont faite gardienne des vignes.
Ma vigne à moi, je ne l'ai pas gardée.
(7) Dis-moi, toi que mon coeur aime,
où tu fais paître ton troupeau,
où tu le fais coucher à midi ;
pourquoi serais-je comme égarée
près des troupeaux de tes compagnons ?

(Les autres)
(8) Si tu ne le sais pas, toi, la plus belle des femmes,
sors sur les traces du petit bétail
et fais paître tes chevrettes
près des demeures des bergers.

(Lui)
(9) A une jument des chars du pharaon
je te compare, mon amie.
(10) Tes joues sont jolies au milieu des bijoux,
ton cou est beau au milieu des colliers.
(11) Nous te ferons des bijoux d'or,
avec des points d'argent. ...


Cantique des Cantiques 1, 1-11
(traduction de la Nouvelle Bible Segond,
publiée en 2002 par la Société Biblique Française)

Ruth

(Le livre de Ruth raconte comment une femme étrangère, Ruth la Moabite,
permet d'assurer la descendance d'une famille israélite,
et même la naissance du roi David, et donc du Messie !)

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Livre de Ruth

Chapitre 1
(1) Aux jours où les juges gouvernaient,
—-il y eut une famine dans le pays.
—-Un homme de Beth-Léhem de Juda partit,
—-avec sa femme et ses deux fils,
—-pour séjourner en immigré au pays de Moab.
(2) Le nom de cet homme était Elimélek,
—-le nom de sa femme Noémi
—-et le nom de ses deux fils Mahlôn et Kiliôn ;
—-ils étaient Ephratites, de Beth-Léhem de Juda.
—-Ils arrivèrent au pays de Moab et ils y vécurent.
(3) Puis Elimélek, le mari de Noémi, mourut,
—-et elle resta seule avec ses deux fils.
(4) Ceux-ci épousèrent des Moabites.
—-Le nom de la première était Orpa
—-et le nom de la seconde Ruth.
—-Ils habitèrent là environ dix ans.
(5) Mahlôn et Kiliôn moururent aussi tous les deux,
—-et la femme resta seule, privée de ses deux enfants et de son mari.
(6) Alors elle revint du pays de Moab, avec ses belles-filles.
—-En effet, elle avait appris, au pays de Moab,
—-que le SEIGNEUR était intervenu
—-en faveur de son peuple en lui donnant du pain.
(7) Elle quitta le lieu où elle vivait, ses deux belles-filles avec elle ;
—-elles se mirent en route pour retourner en Juda.
(8) Noémi dit alors à ses deux belles-filles :
———«Allez, que chacune de vous retourne chez sa mère !
———Que le SEIGNEUR agisse avec fidélité envers vous,
———comme vous avez agi envers ceux qui sont morts
———et envers moi !
(9)——Que le SEIGNEUR vous donne à chacune de trouver un lieu
———de repos chez un mari !»
—-Puis elle les embrassa. Elles se mirent alors à sangloter,
(10) elles lui dirent :
———«Non, nous retournerons avec toi vers ton peuple !»
(11) Noémi dit :
———«Retournez, mes filles !
———Pourquoi viendriez-vous avec moi ?
———Ai-je encore dans mon ventre des fils
———qui puissent devenir vos maris ?
(12)Retournez, mes filles, allez !
———Car je suis trop vieille pour me remarier ;
———et même si je disais : “Il y a de l'espoir pour moi”,
———si ce soir même j'étais remariée
———et que je mette des fils au monde,
(13)attendriez-vous pour cela qu'ils grandissent ?
———Refuseriez-vous pour cela de vous remarier ?
———Non, mes filles ! Mon sort est plus amer que le vôtre :
———la main du SEIGNEUR s'est abattue sur moi.»
(14) Elles sanglotèrent encore.
—-Puis Orpa embrassa sa belle-mère, mais Ruth s'attacha à elle.
(15) Noémi dit alors :
———«Ta belle-soeur est retournée à son peuple et à ses dieux ;
———retourne, toi aussi, comme ta belle-soeur.»
(16) Ruth dit :
——-«Ne me pousse pas à t'abandonner, à me détourner de toi !
———Où tu iras, j'irai ;
———là où tu passeras la nuit, je passerai la nuit ;
———ton peuple sera mon peuple, et ton dieu sera mon dieu ;
(17)—-là où tu mourras, je mourrai,
———et c'est là que je serai ensevelie.
———Que le SEIGNEUR me fasse ceci et qu'il y ajoute cela,
———si ce n'est pas la mort qui me sépare de toi !»
(18) Noémi, la voyant résolue à aller avec elle, n'insista plus.
(19) Elles marchèrent toutes les deux jusqu'à leur arrivée à Beth-Léhem.
—-Lorsqu'elles arrivèrent à Beth-Léhem,
—-l'émotion gagna toute la ville. Les femmes disaient :
———«Est-ce là Noémi ?»
(20) Elle leur dit :
———«Ne m'appelez pas Noémi ; appelez-moi Mara (“Amère”),
———car le Puissant m'a rendu la vie bien amère !
(21)—-J'étais partie comblée,
———le SEIGNEUR me ramène les mains vides.
———Pourquoi m'appelez-vous Noémi ?
———Le SEIGNEUR a témoigné contre moi,
———le Puissant m'a fait du mal !»
(22) Ainsi Noémi revint, et avec elle sa belle-fille,
—-Ruth la Moabite, qui venait du pays de Moab.
—-Elles arrivèrent à Beth-Léhem au début de la moisson des orges.
Chapitre 2
(1) Noémi avait un parent du côté de son mari,
—-un homme puissant et riche du clan d'Elimélek,
—-qui se nommait Booz.
(2) Ruth la Moabite dit à Noémi :
———«Laisse-moi, je te prie, aller aux champs
———pour glaner des épis derrière celui
———aux yeux duquel je trouverai grâce.»
—-Elle lui dit :
———«Va, ma fille !»
(3) Elle partit et s'en vint glaner dans un champ derrière les moissonneurs.
—-Il se trouva que la parcelle de terre appartenait à Booz,
—-qui était du clan d'Elimélek.
(4) Or Booz arriva de Beth-Léhem ; il dit aux moissonneurs :
———«Que le SEIGNEUR soit avec vous !»
—-Ils lui répondirent :
———«Que le SEIGNEUR te bénisse !»
(5) Booz dit au serviteur chargé de surveiller les moissonneurs :
———«A qui appartient cette jeune femme ?»
(6) Le serviteur chargé de surveiller les moissonneurs répondit :
———«C'est la jeune Moabite
———qui est revenue avec Noémi du pays de Moab.»
(7)——Elle a dit : «Laisse-moi, je te prie, glaner
———et ramasser des épis entre les gerbes
———derrière les moissonneurs.”
———Depuis qu'elle est venue, ce matin,
———et jusqu'à présent elle est restée debout ;
———elle ne s'est assise que peu de temps dans la maison.»
(8) Booz dit à Ruth :
———«Ecoute bien, ma fille ;
———ne va pas glaner dans un autre champ ;
———ne t'éloigne pas non plus d'ici ;
———attache-toi à mes servantes.
(9)——Tu auras les yeux sur le champ que l'on moissonne
———et tu iras derrière elles.
———J'ai interdit aux serviteurs de te toucher ;
———quand tu auras soif, tu iras aux cruches
———et tu boiras de ce que les serviteurs auront puisé.»
(10) Alors elle se prosterna, face contre terre. Elle lui dit :
———«Comment ai-je pu trouver grâce à tes yeux
———pour que tu t'intéresses à moi,
———alors que je suis une étrangère ?»
(11) Booz lui répondit :
———«On m'a raconté tout ce que tu as fait
———pour ta belle-mère depuis la mort de ton mari
———et comment tu as abandonné ton père, ta mère
———et le pays de tes origines pour aller vers un peuple
———que tu ne connaissais pas.
(12)——Que le SEIGNEUR te rende ce que tu as fait !
———Que ta récompense soit complète de la part du SEIGNEUR,
———le Dieu d'Israël, sous les ailes de qui tu es venue chercher
———un abri !»
(13) Elle dit :
———«Que je trouve toujours grâce à tes yeux, mon maître !
———Tu m'as consolée, moi, ta servante ;
———tu as parlé à mon coeur, alors que je ne suis pas même
———comme l'une de tes servantes.»
(14) A l'heure du repas, Booz lui dit :
———«Approche, mange du pain et trempe ton morceau
———dans le vinaigre.»
—-Elle s'assit à côté des moissonneurs. Il lui tendit du grain rôti ;
—-elle mangea, se rassasia et garda le reste.
(15) Puis elle se leva pour glaner.
—-Booz donna cet ordre à ses serviteurs :
———«Laissez-la glaner même entre les gerbes, sans l'inquiéter.
(16)—-Vous ôterez même pour elle des javelles quelques épis
———que vous lui laisserez à glaner ;
———vous ne la rabrouerez pas.»
(17) Elle glana dans le champ jusqu'au soir
—-et battit ce qu'elle avait glané.
—-Il y eut environ un épha d'orge.
(18) Elle l'emporta, rentra en ville
—-et montra à sa belle-mère ce qu'elle avait glané.
—-Elle sortit aussi le reste de son repas et le lui donna.
(19) Sa belle-mère lui dit :
———«Où as-tu glané aujourd'hui ? Où as-tu travaillé ?
———Béni soit celui qui s'est intéressé à toi !»
—-Elle dit à sa belle-mère chez qui elle avait travaillé. Elle dit :
———«Celui chez qui j'ai travaillé aujourd'hui porte le nom de
———Booz.»
(20) Noémi dit à sa belle-fille :
———«Qu'il soit béni du SEIGNEUR, qui n'abandonne pas
———sa fidélité envers les vivants et les morts !»
—-Noémi lui dit encore :
———«Cet homme est notre proche parent,
———c'est un de nos rédempteurs (/racheteurs).»
(21) Ruth la Moabite reprit :
———«Il m'a dit aussi : “Attache-toi à mes serviteurs
———jusqu'à ce qu'ils aient achevé toute ma moisson”.»
(22) Noémi dit à Ruth, sa belle-fille :
———«Il est bon, ma fille, que tu ailles avec ses servantes
———et qu'on ne te malmène pas dans un autre champ.»
(23) Elle s'attacha donc aux servantes de Booz pour glaner,
—-jusqu'à l'achèvement de la moisson des orges et de la moisson des blés ;
—-elle habitait avec sa belle-mère.
Chapitre 3
(1) Noémi, sa belle-mère, lui dit :
———«Ma fille, ne dois-je pas te chercher un lieu de repos,
———pour que tu sois heureuse ?
(2)——En fait, Booz, avec les servantes de qui tu as été,
———n'est-il pas notre parent ? Or lui-même doit vanner ce soir
———les orges qui sont sur l'aire.
(3)——Lave-toi, parfume-toi, puis mets ton manteau et descends
———sur l'aire. Ne te fais pas connaître de lui avant qu'il ait
———achevé de manger et de boire.
(4)——Quand il ira se coucher,
———tu sauras à quel endroit il se couche.
———Ensuite tu iras découvrir ses pieds et tu te coucheras.
———Il te dira lui-même ce que tu devras faire.»
(5) Elle lui répondit :
———«Tout ce que tu m'as dit, je le ferai.»
(6) Elle descendit jusqu'à l'aire et fit exactement
—-ce que sa belle-mère lui avait ordonné.
(7) Booz mangea et but ; son coeur était content.
—-Il alla se coucher à l'extrémité du tas de gerbes.
—-Ruth vint furtivement découvrir ses pieds et se coucher.
(8) En pleine nuit, l'homme frissonna et se retourna :
—-une femme était couchée à ses pieds !
(9) Il dit :
———«Qui es-tu ?»
—-Elle répondit :
———«Je suis Ruth, ta servante.
———Etends le pan de ton vêtement sur moi,
———puisque tu es rédempteur (/racheteur).»
(10) Il s'exclama :
———«Sois bénie du SEIGNEUR, ma fille !
———Cette dernière marque de fidélité vaut mieux encore
———que la première, car tu n'as pas couru après les jeunes gens,
———pauvres ou riches.
(11)——Maintenant, ma fille, n'aie pas peur ;
———je ferai pour toi tout ce que tu diras, car sur la place publique
———chacun sait que tu es une femme de valeur.
(12)——Maintenant, s'il est vrai que je suis rédempteur,
———il y a un autre rédempteur (/racheteur)
———qui est un parent plus proche que moi.
(13)——Passe la nuit ici.
———Si ce matin il assure ta rédemption (/rachat),
———c'est bien, qu'il le fasse ;
———mais s'il ne désire pas assurer ta rédemption (/rachat),
———c'est moi qui le ferai, par la vie du SEIGNEUR !
———Reste couchée jusqu'au matin.»
(14) Elle resta couchée à ses pieds jusqu'au matin et se leva avant l'heure
—-où l'on peut se reconnaître l'un l'autre. Booz se disait :
—-“Qu'on ne sache pas que cette femme est entrée sur l'aire !”.
(15) Il dit alors :
———«Tends vers moi le bord de ton manteau et tiens-le bien.»
—-Tandis qu'elle le tenait, il mesura six mesures d'orge et l'en chargea ;
———puis il rentra dans la ville.
(16) Elle revint auprès de sa belle-mère ; celle-ci lui demanda :
———èOù en es-tu, ma fille ?»
—-Elle lui raconta alors tout ce que l'homme avait fait pour elle.
(17) Elle dit :
———«Il m'a donné ces six mesures d'orge en me disant :
———“Ne retourne pas chez ta belle-mère les mains vides.”»
(18) Noémi dit :
———«Reste ici, ma fille,
———jusqu'à ce que tu saches comment finira l'affaire,
———car cet homme ne sera pas tranquille
———qu'il n'en ait terminé avec cette affaire aujourd'hui même.
Chapitre 4
(1) Booz était monté à la porte de la ville et s'y était assis.
—-Or le rédempteur (/racheteur) dont Booz avait parlé vint à passer.
—-Booz lui dit :
———«Approche, assieds-toi ici, Untel !»
—-Il s'approcha donc et s'assit.
(2) Booz prit alors dix hommes parmi les anciens de la ville
—-et dit : «Asseyez-vous ici.»
—-Ils s'assirent.
(3) Puis il dit au rédempteur (/racheteur) :
———«Noémi, qui est revenue du pays de Moab,
———a mis en vente la parcelle de terre qui appartenait
———à Elimélek, notre frère.
(4)——Moi, j'ai pensé t'en informer, en te disant : Achète,
———devant les habitants et les anciens de mon peuple !
———Si donc tu veux assurer la rédemption (/rachat), fais-le !
———Si tu n'assures pas la rédemption (/rachat), dis-le-moi,
———que je le sache, car il n'y a personne à part toi qui puisse le
———faire. Je ne viens qu'après toi.»
—-Il répondit :
———«C'est moi qui assurerai la rédemption (/rachat).»
(5) Booz dit :
———«Le jour où tu achèteras le champ à Noémi,
———tu l'achèteras au nom de Ruth la Moabite, femme du
———défunt, pour maintenir le nom du défunt sur son
———patrimoine.»
(6) Le rédempteur (/racheteur) répondit :
———«Je ne peux pas assurer la rédemption (/rachat),
———de peur d'anéantir mon propre patrimoine ;
———assure toi-même la rédemption (/rachat) qui m'incombe,
———car je ne peux pas le faire.»
(7) Autrefois, en Israël, pour conclure toute affaire relative
—-à une rédemption (/rachat) ou à un échange,
—-on ôtait sa sandale et on la donnait à l'autre ;
—-cela servait d'attestation en Israël.
(8) Le rédempteur dit donc à Booz :
———«Achète toi-même !»
—-Et il ôta sa sandale.
(9) Alors Booz dit aux anciens et à tout le peuple :
———«Vous êtes témoins aujourd'hui que j'ai acheté à Noémi
———tout ce qui appartenait à Elimélek, à Kiliôn et à Mahlôn,
(10)—-et que j'ai également acheté pour femme Ruth la Moabite,
———femme de Mahlôn, pour maintenir le nom du défunt
———sur son patrimoine et pour que le nom du défunt
———ne soit pas retranché d'entre ses frères
———et de la porte de sa ville.
———Vous en êtes témoins aujourd'hui.»
(11) Tout le peuple qui était à la porte de la ville et les anciens dirent :
———«Nous en sommes témoins !
———Que le SEIGNEUR donne à la femme
———qui entre chez toi d'être comme Rachel et Léa
———qui, à elles deux, ont bâti la maison d'Israël !
———Déploie ta force à Ephrata, fais-toi un nom à Beth-Léhem !
(12)—-Puisse la descendance que le SEIGNEUR te donnera
———par cette jeune femme rendre ta maison semblable
———à la maison de Pérets, que Tamar donna à Juda !»
(13) Booz prit Ruth et elle devint sa femme ;
—-il alla avec elle. Le SEIGNEUR donna à Ruth de concevoir,
—-et elle mit au monde un fils.
(14) Les femmes dirent à Noémi :
———«Béni soit le SEIGNEUR
———qui ne t'a pas laissée aujourd'hui sans rédempteur ;
———que son nom soit proclamé en Israël !
(15)——Il te fait revenir à la vie,
———il pourvoira à tous tes besoins dans ta vieillesse ;
———car ta belle-fille qui t'aime l'a mis au monde,
———elle qui vaut mieux pour toi que sept fils.»
(16) Noémi prit l'enfant et le mit sur son sein ;
—-c'est elle qui fut sa nourrice.
(17) Les voisines lui donnèrent un nom en disant :
———«Un fils est né de Noémi !»
—-Elles l'appelèrent du nom d'Obed.
—-C'est le père de Jessé, père de David.
(18) Voici la généalogie de Pérets :
—-Pérets engendra Hetsrôn ;
(19) Hetsrôn engendra Ram ;
—-Ram engendra Amminadab ;
(20) Amminadab engendra Nahshôn ;
—-Nahshôn engendra Salma ;
(21) Salmôn engendra Booz ;
—-Booz engendra Obed ;
(22) Obed engendra Jessé ;
—-Jessé engendra David.


Ruth (traduction adaptée
à partir de la Nouvelle Bible Segond,
publiée en 2002) par la Société Biblique Française)


—oOOOo—
En lien avec ce texte, lire l'article
• MOAB : étranger, comme toi-même (par Corinne Lanoir)
et la proposition d'animation
• Noël avec Ruth ...

Job 1

(Le livre de Job est une longue méditation sur l'origine du mal. Plusieurs compréhensions entre en conflit invitant le lecteur à enter lui-même en débat. Dans l'histoire qui en constitue le cadre narratif [chap. 1—2 et 42,7-16] c'est Satan qui l'exerce “sous le contrôle” de Dieu.)

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Satan conversant avec Dieu, enluminure du 13ème s. (Oxford)

Livre de Job
(Chapitre 1)

(1) Il y avait au pays d'Outs un homme nommé Job.
Cet homme était intègre et droit;
il craignait Dieu et s'écartait du mal.
(2) Sept fils et trois filles naquirent de lui.
(3) Il avait un troupeau de 7 000 têtes de petit bétail, 3 000 chameaux, 500 paires de boeufs, 500 ânesses, et un très grand nombre de serviteurs.
Cet homme était le plus grand de tous les fils de l'Orient.
(4) Ses fils se réunissaient chez chacun d'eux, à tour de rôle, pour un banquet, et ils invitaient leurs trois soeurs à manger et à boire avec eux.
(5) Quand les jours de banquet étaient révolus, Job les faisait venir pour les consacrer; il se levait de bon matin et offrait pour chacun d'eux un holocauste; car Job disait : “Peut-être mes fils ont-ils péché, peut-être ont-ils maudit Dieu dans leur coeur.”
Job agissait toujours ainsi.

(6) Un jour, les fils de Dieu vinrent se présenter devant le SEIGNEUR, et l'Adversaire aussi vint au milieu d'eux.
(7) Le SEIGNEUR dit à l'Adversaire :
«D'où viens-tu ?»

L'Adversaire répondit au SEIGNEUR :
«De parcourir la terre, pour m'y promener.»

(8) Le SEIGNEUR dit à l'Adversaire :
«As-tu remarqué Job, mon serviteur ? Il n'y a personne comme lui sur la terre; c'est un homme intègre et droit, qui craint Dieu et s'écarte du mal.»

(9) L'Adversaire répondit au SEIGNEUR :
«Est-ce pour rien que Job craint Dieu ?
(10) Ne l'as-tu pas protégé, lui, sa maison et tout ce qui lui appartient ? Tu as béni l'oeuvre de ses mains, et son troupeau s'accroît dans le pays.
(11) Mais étends ta main, je te prie, et touche à tout ce qui lui appartient : à coup sûr, il te maudira en face.»

(12) Le SEIGNEUR dit à l'Adversaire :
«Eh bien, tout ce qui lui appartient est en ta main; seulement, ne porte pas la main sur lui !»

Alors l'Adversaire se retira de devant le SEIGNEUR.
(13) Un jour que les fils et les filles de Job mangeaient et buvaient du vin chez leur frère, le premier-né,
(14) il arriva auprès de Job un messager qui dit :
«Les boeufs labouraient et les ânesses paissaient à côté d'eux; (15) des Sabéens se sont jetés dessus, ils les ont pris et ils ont passé les serviteurs au fil de l'épée. Je me suis échappé, moi seul, pour te l'annoncer.»

(16) Il parlait encore lorsqu'un autre arriva et dit :
«Le feu de Dieu est tombé du ciel,
il a brûlé le petit bétail et les serviteurs et les a dévorés.
Je me suis échappé, moi seul, pour te l'annoncer.»

(17) Il parlait encore lorsqu'un autre arriva et dit :
«Des Chaldéens, formés en trois bandes,
se sont précipités sur les chameaux, ils les ont pris
et ils ont passé les serviteurs au fil de l'épée.
Je me suis échappé, moi seul, pour te l'annoncer.»

(18) Il parlait encore, lorsqu'un autre arriva et dit :
«Tes fils et tes filles mangeaient et buvaient du vin chez leur frère, le premier-né,
(19) quand un grand vent venu d'au-delà du désert
a frappé les quatre coins de la maison;
elle s'est écroulée sur les jeunes gens,
et ils sont morts.
Je me suis échappé, moi seul, pour te l'annoncer.»

(20) Alors Job se leva, déchira son manteau et se rasa la tête;
puis il tomba à terre, se prosterna,
(21) et dit :
«Nu je suis sorti du ventre de ma mère,
et nu j'y retournerai.
Le SEIGNEUR a donné,
le SEIGNEUR a ôté;
que le nom du SEIGNEUR soit béni !»

(22) En tout cela,
Job ne pécha pas et n'attribua à Dieu rien de choquant. ...


Job 1 (traduction : Nouvelle Bible Segond,
publiée en 2002 par la Société Biblique Française)

Psaume 139

Livre des Psaumes
(Psaume 139)


(1) Du chef de choeur. De David. Psaume.

SEIGNEUR, tu m'as examiné à fond, tu me connais ;
(2) toi, tu sais quand je m'assieds et quand je me lève,
tu comprends de loin ma pensée ;
(3) tu sais quand je marche et quand je me couche,
et tu pénètres toutes mes voies.
(4) Car la parole n'est pas sur ma langue
que déjà, SEIGNEUR, tu la connais entièrement.
(5) Par-derrière et par-devant, tu m'assièges
et tu mets ta main sur moi.
(6) Cette connaissance étonnante me dépasse,
elle est trop élevée pour que je puisse la saisir.
(7) Où pourrais-je aller pour échapper à ton souffle,
où pourrais-je fuir pour t'échapper ?
(8) Si je monte au ciel, tu y es ;
si je me couche au séjour des morts, tu es encore là.
(9) Si je prends les ailes de l'aurore
pour aller demeurer au-delà de la mer,
(10) là aussi ta main me conduira,
ta main droite me saisira.
(11) Si je dis : Au moins les ténèbres me submergeront,
la nuit devient lumière autour de moi ;
(12) même les ténèbres ne sont pas ténébreuses pour toi,
la nuit s'illumine comme le jour,
et les ténèbres comme la lumière.

(13) C'est toi qui as produit les profondeurs de mon être,
qui m'as tenu caché dans le ventre de ma mère.
(14) Je te célèbre, car j'ai été fait de façon merveilleuse.
Tes oeuvres sont étonnantes,
je le sais bien.
(15) Mon corps ne t'était pas caché
lorsque j'ai été fait en secret,
tissé dans les profondeurs de la terre.
(16) Quand je n'étais qu'une masse informe,
tes yeux me voyaient ;
et sur ton livre étaient tous inscrits
les jours qui furent façonnés,
avant qu'aucun d'eux n'existe.

(17) Que tes pensées, ô Dieu, me semblent impénétrables !
Que la somme en est grande !
(18) Si je les compte,
elles sont plus nombreuses que les grains de sable...
Je m'éveille, et je suis encore avec toi.
(19) O Dieu, si seulement tu faisais mourir le méchant !
Hommes sanguinaires, écartez-vous de moi !
(20) Ils parlent de toi selon leur astuce,
ils t'invoquent pour tromper, eux, tes adversaires !

(21) SEIGNEUR,
comment ne détesterais-je pas ceux qui te détestent,
comment n'aurais-je pas du dégoût
pour ceux qui se dressent contre toi ?
(22) Je les déteste totalement ;
ils sont pour moi des ennemis.
(23) Examine-moi à fond, ô Dieu, et connais mon coeur !
Sonde-moi, et connais mes préoccupations !
(24) Regarde si je suis sur une voie mauvaise,
et conduis-moi sur la voie de toujours !


Psaume 139 (traduction : Nouvelle Bible Segond,
publiée en 2002 par la Société Biblique Française)

—oOOOo—
En lien avec ce texte, on pourra consulter :
Une animation avec le Psaume 139

Concernant les versets 17 à 22, on lira avec intérêt
l'excellent petit ouvrage de Thomas Römer :
Psaumes interdits.
Du silence à la violence de Dieu
,
aux éditions du Moulin (2007).

Psaume 133, “Psaume des montées”

(Les psaumes dits “des montées”, à savoir les psaumes n° 120 à 134 [ou 119 à 133 dans la version grecque des Septante] sont vraisemblablement des chants en relation avec les pèlerinages “montant” à Jérusalem. Des pèlerinages auxquels les juifs de la diaspora [la dispersion des juifs dans tout le bassin méditerranéen et le Moyen-Orient ancien] sont exhortés, dans la mesure de leurs moyens, pour entretenir leur lien avec ce qui constitue le cœur de leur identité, Jérusalem et son temple.)

Livre des Psaumes
(Psaume 133)


(1) Chant des montées. De David.
——Qu'il est bon, qu'il est beau
——pour des frères d'habiter ensemble !
(2) C'est comme le parfum
——répandu sur la tête,
——qui descend sur la barbe, sur la barbe d'Aaron,
——qui descend sur le bord de ses vêtements.
(3) C'est comme la rosée de l'Hermon
——qui descend sur les montagnes de Sion;
——car c'est là que le SEIGNEUR assigne la bénédiction,
——la vie, pour toujours.


Psaume 133 (traduction : Nouvelle Bible Segond,
publiée en 2002 par la Société Biblique Française)

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Psaume 137, “Au bord des fleuve de Babylone”

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(Le Psaume 137 évoque la situation des exilés judéens à Babylone
après la chute dramatique de Jérusalem en 587 av. JC :
temple détruit, murailles rasées, famille royale décimée,
déportation des classes dominantes, et sac de la ville... )

Livre des Psaumes
(Psaume 137)

(1) Près des fleuves de Babylone,
    là-bas, nous étions assis
    et nous pleurionsen nous souvenant de Sion.

(2) Aux saules de la contrée
    nous avions suspendu nos lyres.

(3) Là, nos vainqueurs nous demandaient des chants ;
    nos bourreaux, de la joie :
———«Chantez-nous des chants de Sion !»

(4) Comment chanterions-nous le chant du SEIGNEUR
    sur une terre étrangère ?

(5) Si je t'oublie, Jérusalem, que ma main droite oublie !

(6) Que ma langue s'attache à mon palais
    si je ne me souviens pas de toi,
    si je ne mets pas Jérusalemau-dessus de toute autre joie.

(7) SEIGNEUR, souviens-toi des Edomites,
    qui, au jour de Jérusalem, disaient :
———«Rasez, rasezjusqu'à ses fondations !»

(8) Babylone la belle, toi qui vas être ravagée,
    heureux qui te paiera de retour pour le mal que tu nous as fait !

(9) Heureux qui saisira tes enfants et les écrasera contre le roc !

Psaume 137 (traduction : Nouvelle Bible Segond,
publiée en 2002 par la Société Biblique Française)

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En lien avec ce texte, on pourra lire l'article :

• Rivers of Babylon

Concernant la violence des versets 8 et 9, on lira avec intérêt
l'excellent petit ouvrage de Thomas Römer :
Psaumes interdits.
Du silence à la violence de Dieu
,
aux éditions du Moulin (2007).

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Le Psaume 137 versifié par Clément MAROT,
et mis en musique par  Claude GOUDIMEL

1-  Étans assis aux rives aquatiques,
De Babylon pleurions, mélancoliques,
Nous souvenans du pays de Sion,
Et au milieu de l'habitation,
Où de regrets tant de pleurs épandîmes,
Aux saules verts, nos harpes nous pendîmes.

2- Lors ceux qui là captifs nous emmenèrent
De les sonner fort nous importunèrent,
Et de Sion les chansons réciter.
Las, dîmes-nous, qui pourrait inciter
Nos tristes cœurs à chanter la louange
De notre Dieu sur une terre étrange.

3-  Or toutefois puisse oublier ma dextre
L'art de harper, avant qu'on te voie être,
Jérusalem, hors de mon souvenir.
Ma langue puisse à mon palais tenir
Si je t'oublie et si jamais j'ai joie
Tant que premier ta délivrance j'oye.

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Psaume 122, “Psaume des montées”

(Les psaumes dits “des montées”, à savoir les psaumes n° 120 à 134 [ou 119 à 133 dans la version grecque des Septante] sont vraisemblablement des chants en relation avec les pèlerinages “montant” à Jérusalem. Des pèlerinages auxquels les juifs de la diaspora [la dispersion des juifs dans tout le bassin méditerranéen et le Moyen-Orient ancien] sont exhortés, dans la mesure de leurs moyens, pour entretenir leur lien avec ce qui constitue le cœur de leur identité, Jérusalem et son temple.)

Livre des Psaumes
(Psaume 122)


(1) Chant des montées. De David.

——Je me réjouis quand on me dit :
——“Allons à la maison du SEIGNEUR !”

(2) Nos pieds se sont arrêtés
——à tes portes, Jérusalem !
(3) Jérusalem, tu es bâtie
——comme une ville qui forme un ensemble bien uni.

(4) C'est là que montent les tribus,
——les tribus du SEIGNEUR (Yah),
——comme témoignage pour Israël,
——afin de célébrer le nom du SEIGNEUR.
(5) Car là sont installés les trônes pour le jugement,
——les trônes pour la maison de David.

(6) Demandez la paix de Jérusalem !
——Qu'ils vivent tranquilles, ceux qui t'aiment !
(7) Que la paix soit dans tes remparts,
——et la tranquillité dans tes palais !

(8) A cause de mes frères et de mes amis,
——je dirai : Que la paix soit en toi !
(9) A cause de la maison du SEIGNEUR, notre Dieu,
——je recherche ton bonheur.


Psaume 122 (traduction : Nouvelle Bible Segond,
publiée en 2002 par la Société Biblique Française)

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