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Lire La Bible et annoncer une bonne nouvelle !

Le numéro 125 vient de paraître !

Il a été réalisé sous la houlette de Corina Combet-Galland, avec des théologiennes de l’Église Protestante unie de France en Région parisienne, pasteures ou animatrice biblique.

Une connivence s’est construite autour du geste de ratage du clown, évoqué par l’une d’elles. L’équipe s’est mise au travail, stimulée par cette image, mais sans la figer en modèle interprétatif.

Les textes bibliques suivants y sont travaillés : Genèse 2,18-24 : Humain en relations (D. Hernandez) ; Deutéronome 34,1-12 : La mort de Moïse (F. Couprie) ; Marc 7,31-37 : « À l'écart » (S. Schlumberger) ; Luc 4,16-30 : L'échec de la prédication à Nazareth (A. Adeline)

 

 

 

Pour le clown, la réussite mène à la mort inévitable : plus de jeu possible, rien à inventer. Rater, au contraire, ouvre un chemin de vie. Tout reste à imaginer. Le ratage est alors jubilation, il entraîne le clown dans des voies jusque-là impensables : le « Pourquoi m'as-tu abandonné ? » de Jésus en croix à son Père, ne signifie-t-il pas le ratage même de Dieu, combien fécond ? On peut voir alors l'Évangile en découler comme sa fécondité même. La Bible raconte-t-elle des ratages débouchant sur une fécondité ? Dieu lui-même peut-il rater ?


Dominique Hernandez relit en Genèse 2 la création de la femme. Dans l’indignation actuelle au sujet de la subordination des femmes, sa sensibilité au jeu des termes, à leurs nuances, dans un récit que l’on croyait connu, est précieuse. Elle réfléchit à l’acte de création, aux limites posées à l’humain, au secours vital qu’est son vis-à-vis pour lui.


Florence Couprie pense le deuil. Elle lit le dernier chapitre du Deutéronome et s’étonne : la montée de Moïse sur le Mont Nebo pour contempler le pays promis, après quarante ans au désert, ne débouche pas sur le passage, sur l’entrée, mais sur la mort du serviteur de Dieu. Sa marche s’arrête là, au seuil de l’arrivée. Est-ce un ratage, et quelle est sa fécondité ?


Sophie Schlumberger a retenu, en Marc, un récit qui perturbe la ligne narrative : la guérison d’un sourd qui de plus bégaie ; l’épisode, par sa composition, fait en quelque sorte bégayer Jésus lui-même. Elle propose un canevas d’animation biblique pour un culte où, à l’image du récit, on se laissera porter par d’autres.


Agnès Adeline se penche sur la prédication inaugurale de Jésus à Nazareth : la plus brève de l’histoire de l’homilétique ! Mais la grâce reconnue à sa parole tourne vite au vinaigre, déjà le récit esquisse un horizon de Passion. Jésus traverse souverainement l’hostilité. Ratage qui a sa fécondité ?


Si jamais vous avez l’impression que ce numéro est raté, réjouissez-vous : la source de fécondité est loin d’être tarie…


Pour le comité, Corina Combet-Galland avec Agnès Adeline

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