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Psaume 137, “Au bord des fleuve de Babylone”

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(Le Psaume 137 évoque la situation des exilés judéens à Babylone
après la chute dramatique de Jérusalem en 587 av. JC :
temple détruit, murailles rasées, famille royale décimée,
déportation des classes dominantes, et sac de la ville... )

Livre des Psaumes
(Psaume 137)

(1) Près des fleuves de Babylone,
    là-bas, nous étions assis
    et nous pleurionsen nous souvenant de Sion.

(2) Aux saules de la contrée
    nous avions suspendu nos lyres.

(3) Là, nos vainqueurs nous demandaient des chants ;
    nos bourreaux, de la joie :
———«Chantez-nous des chants de Sion !»

(4) Comment chanterions-nous le chant du SEIGNEUR
    sur une terre étrangère ?

(5) Si je t'oublie, Jérusalem, que ma main droite oublie !

(6) Que ma langue s'attache à mon palais
    si je ne me souviens pas de toi,
    si je ne mets pas Jérusalemau-dessus de toute autre joie.

(7) SEIGNEUR, souviens-toi des Edomites,
    qui, au jour de Jérusalem, disaient :
———«Rasez, rasezjusqu'à ses fondations !»

(8) Babylone la belle, toi qui vas être ravagée,
    heureux qui te paiera de retour pour le mal que tu nous as fait !

(9) Heureux qui saisira tes enfants et les écrasera contre le roc !

Psaume 137 (traduction : Nouvelle Bible Segond,
publiée en 2002 par la Société Biblique Française)

—oOOOo—

En lien avec ce texte, on pourra lire l'article :

• Rivers of Babylon

Concernant la violence des versets 8 et 9, on lira avec intérêt
l'excellent petit ouvrage de Thomas Römer :
Psaumes interdits.
Du silence à la violence de Dieu
,
aux éditions du Moulin (2007).

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—oOOOo—

Le Psaume 137 versifié par Clément MAROT,
et mis en musique par  Claude GOUDIMEL

1-  Étans assis aux rives aquatiques,
De Babylon pleurions, mélancoliques,
Nous souvenans du pays de Sion,
Et au milieu de l'habitation,
Où de regrets tant de pleurs épandîmes,
Aux saules verts, nos harpes nous pendîmes.

2- Lors ceux qui là captifs nous emmenèrent
De les sonner fort nous importunèrent,
Et de Sion les chansons réciter.
Las, dîmes-nous, qui pourrait inciter
Nos tristes cœurs à chanter la louange
De notre Dieu sur une terre étrange.

3-  Or toutefois puisse oublier ma dextre
L'art de harper, avant qu'on te voie être,
Jérusalem, hors de mon souvenir.
Ma langue puisse à mon palais tenir
Si je t'oublie et si jamais j'ai joie
Tant que premier ta délivrance j'oye.

—oOOOo—

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