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  • BLASPHÊMEÔ, blasphémer...

    "J'aime mieux l'athée qui blasphème que le sceptique qui ergote"
    Gustave Flaubert

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    (La Vierge corrigeant l’Enfant Jésus devant trois témoins :
    André Breton, Paul Eluard et le peintre,
    Max ERNST 1926)

    Le verbe grec blasphêmeô est à l'origine de deux verbes plus ou moins synonymes en français. S'il est évident que nous devons au grec le verbe blasphémer et sa famille de mots, on oublie généralement que “blâmer” a la même origine sans avoir tout à fait le même sens. Le blâme vient en effet justement sanctionner la faute des humains quand le blasphème vient injustement provoquer la colère des dieux et de leurs adeptes. Le blasphème évoque Salman Rushdie, les caricatures de Mohammed, l'inquisition, les procés de sorcières ... les intolérances des autres et celles d'autrefois. N'oublions pas qu'en 2008 (en 2011 encore ! NDLR), le délit de blasphème est toujours puni par le code pénal d'Alsace et de Moselle et qu'il peut entrainer jusqu'à trois ans de prison !  

    Le blasphème est-il lié au monothéisme ?

    L'histoire d'occident tendrait à la faire croire. Mais le mot blasphème a bel et bien été forgé dans un univers polytheiste, le monde grec.

    Blasphêmeô est formé de deux parties. Il commence comme d'autres mots grecs connotés négativement : blaberos (= nuisible), blabê (= le dommage), et surtout blaptô (= endommager).

    La deuxième partie de blasphêmeô évoque le verbe phêmi, déclarer, prétendre, dire avec emphase. Dans cette même famille nous trouvons prophêmi", répandre un bruit, et d'où nous vient le nom prophêtes, prophète, et euphêmi d'où fut tiré le mot euphémisme, manière de “parler bien” et de décrire les chose bien mieux qu'elles ne sont. A l'opposé, et en recourant à une racine latine dérivée du même verbe grec, on trouve l'infamie, mauvaise parole et même la fable (latin fabula), fausse parole. Comme toutes ces réalités la blasphème relève de la parole, parole solennelle (-phême) dont son auteur pense qu'elle possède une capacité de nuisance (blas-).

    Dans la Grèce antique le blasphème fut d'abord une parole de mauvaise augure voire une paroles impies dirigées contre les dieux avant de stigmatiser une parole qui ne devait pas être prononcée pendant un sacrifice.

    Platon dans La République (381e) en propose un usage dérivé en cataloguant comme blasphème une opinion à ses yeux hérétique, à savoir que les dieux auraient la capacité de changer.   

    La Bible, contiendrait-elle des paroles blasphématoires ?

    Cela ne fait aucun doute !

    En grec classique, le verbe blasphêmeô se construit avec une complément d'objet direct ou indirect : on blasphème quelqu'un ou contre quelqu'un. Dans la Bible, à commencer par la traduction grecque du Premier Testament, la Septante, et dans le Nouveau Testament, ce verbe peut être employé sans complément et  prend le sens de blasphémer, sans qu'il soit nécessaire de spécifier qu'il s'agit de Dieu, les Juifs se gardant dans ce cas d'écrire le nom sacré à côté d'un verbe si négatif. 

    Les emplois de blasphêmeô renvoient à des situations de conflit et notamment à deux conflits majeurs : l'invasion de la Judée par les troupes assyriennes à la fin du 8ème siècle avant notre ère et la persécussion sous le roi séleucide Antiokos IV, dans la permière partie du 2ème siècle avant notre ère. 

    • Un peu avant 700, une expédition militaire assyrienne menée par Sennakerib est aux portes de Jérusalem. Les envoyés du roi d'Assyrie provoquent le peuple en prétendant que la victoire leur a déjà été donnée par YHWH lui-même. Les autres dieux des peuples déjà vaincus et incorporés à l'empire n'ont-ils pas agi de même ? Il ne s'agit donc pas à proporement parler d'une injure proférée à l'encontre d'Israël ou de son dieu mais d'une véritable proposition théologique attribuant à YHWH la victoire qui semble revenir au très puissant roi assyrien. Cette parole est de nature à ébranler les certitudes du peuple comme du roi Ezéchias qui les qualifie de blasphème dans le message qu'il adresse au prophète Esaïe : “Peut-être le Seigneur ton Dieu, entendra-t-il toutes les paroles de  Rapsake, que le roi d'Assyrie, son maître, a envoyé pour outrager  Dieu vivant  et blasphémer par des paroles que le Seigneur, ton Dieu, a entendues...

    (Septante 4 Règnes 19,4 = Esaïe 37,4 voir aussi le verset 22)

    Mais cette fois-là, Jérusalem résista et ne fut pas prise ! Il reste que si nous devions, à partir de cet exemple définir le sens du verbe blasphêmeô, il faudrait d'abord y voir l'expression d'une proposition erronée sur Dieu dans le contexte d'un conflit militaire mais aussi idéologique.

    • Or cette définition vaut aussi pour tout un ensemble de textes bien plus tardifs qui se réfèrent toutefois à l'expérience du roi Ezéchias. Ainsi en va-t-il du texte où Judas Maccabées “leva les mains vers le ciel et invoqua le Seigneur qui opère les prodiges”, parce qu'il savait que ce n'est pas par les armes, mais selon sa décision, qu'il accorde la victoire à ceux qui en sont dignes.

    Dans son invocation, il disait : «Ô toi, Maître, tu as envoyé ton ange au temps d'Ézékias, roi de Judée, et il a exterminé cent quatre-vingt-cinq mille hommes de l'armée de Sennakérib. Envoie aussi maintenant, ô souverain des cieux, un bon ange devant nous pour semer la crainte et l'effroi. Que par la grandeur de ton bras soient frappés ceux qui sont venus, le blasphème à la bouche, attaquer ton peuple saint ! »

    (2 Maccabées 15,21-24 ; voir aussi 9,28)

    Ce que fut l'assyrien Sennakérib pour le roi Ezéchias, Antiokos IV l'est devenu pour Judas Maccabée : un blasphémateur qui provoque Jérusalem, son temple et son dieu. ON ne trouvera pas dans sa bouche de propos ordurier visant la divinité mais l'expression de la certitude que YHWH est de leur côté, celui des vainqueurs. C'est ainsi sans doute qu'il faut lire un autre texte où il est question de blasphème :

    Timothée (un général syrien) lui-même s'enfuit dans une place forte très bien gardée, appelée Gazara, où commandait Khéréas. Mais Maccabée et les siens l'assiégèrent pendant quatre jours avec une ardeur joyeuse. Confiants dans la sécurité de la place, ceux qui se trouvaient à l'intérieur multipliaient les blasphèmes et ne cessaient de proférer des paroles impies. Le cinquième jour commençant à poindre, vingt jeunes gens des soldats de Maccabée, enflammés de colère par les blasphèmes, s'élancèrent sur la muraille, animés d'un mâle courage et d'une colère farouche, et ils massacrèrent quiconque tombait entre leurs mains.

    (2 Maccabées 10,32-35)

    C'est pourquoi, la plupart des emplois du verbe grec blasphêmeô dans lePremier Testament (Septante), concernent des étrangers qui parlent mal ou de façon inexacte du Dieu d'Israël.

    Tel est le cas des Edomites, habitants contre qui vitupère le prophète Ezéchiel :
    ———«Ainsi tu sauras que moi, je suis Seigneur
    ———j'ai entendu la voix de tes injures 
    ———car tu as dit des montagnes d'Israël :
    ——  “désertes, elles nous sont données en pâture !”»

    (Ezéchiel 53,12)

    Tel est aussi le cas des mésopotamiens selon le Deutéro-Esaïe :
    ———
    Car ainsi parle le Seigneur :
    ———
    d'abord mon peuple descendit en Egypte
    ———
    pour y séjourner en immigré.
    ———
    Puis ils furent déportés avec violence en Assyrie.
    ———Puis l'Assyrien l'opprima pour rien.
    ———Et maintenant, pourquoi êtes-vous ici ? dit le Seigneur
    ———car mon peuple a été pris pour rien.
    ———Soyez stupéfaits et hurlez !
    ———Ainsi parle le Seigneur : A cause de toi,constamment,
    ———mon nom est blasphémé parmi les Nations.”

    (Esaïe 52,4-5)

    Petit à petit s'est fait jour l'idée que la persécution du peuple d'Israël et le blasphème contre son Dieu sont comme les deux facettes du même mal dont les Nations se rendent coupables :

    Ils suppliaient le Seigneur d'avoir les yeux sur le peuple que tout le monde accablait, d'avoir pitié du Temple profané par les impies, d'avoir compassion de la ville qu'on détruisait et réduisait au niveau du sol, d'écouter le sang qui criait jusqu'à lui, et de se souvenir aussi du massacre inique des enfants innocents et enfin de déchaîner son indignation contre ceux qui avaient injurié son nom.

    (2 Maccabées 8,2-4 ; voir aussi 1 Maccabées 2,6)

    Vraisemblablement contemporain d'Antiokos IV, le texte de Daniel 3 (correspondant dans la version en hébreu à Daniel 3,29), rapporte que trois garçons, Shadrak, Meshak et Abed-Mégo ont été jetés dans une fournaise mais furent miraculeusement préservés. Témoin du miracle et visiblement converti, le roi s'exclame alors :«J'ordonne que toute nation, de quelque tribu, et toute langue qui blasphèmera contre le Dieu de Shadrak, de Méshak et d'Abed-Nego sera mis en pièces. Sa maison sera réquisitionnée, parce qu'il n'y a aucun autre Dieu qui puisse délivrer ainsi.»

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    (Shadrak, Méshak et Abed-Nego dans la fournaise ardente, TURNER 1832)

    On trouve aussi un petit nombre de textes relevant de la littérature de sagesse du Premier Testament dans lesquel le verbe blasphêmeô est employé non pour des païens mais pour des Israélites dont la conduite est vigoureusement dénoncée. Ici encore, il serait sans doute erroné de penser que les ‘blasphèmes’ sont des paroles grossières ou injurieuses à l'égard de la divinité. Il s'agit bien plutôt de pratiques cultuelles ou éthiques ou encore d'énoncés théologiques avec lesquels l'auteur biblique est en désaccord.

    • Pratiques cultuelles :

    Quiconque  abat un taureau indûment est comme celui qui tue un chien
    celui qui apporte de la farine est comme celui qui offre du sang
    celui qui donne de l'encens en souvenir est comme un blasphémateur...

    (Esaïe 66,3)

    • Conduite éthique :  

    Il est comme un blasphémateur, celui qui abandonne son père.
    il est maudit du Seigneur, celui qui irrite sa mère.

    (Ecclésiastique 3,16)

    • Enoncés théologiques :

    ———La Sagesse est un esprit bienveillant,
    ———mais elle ne laissera pas impuni
    ———celui dont les lèvres blasphèment.  
    ———Puisque Dieu est le témoin de ses reins,
    ———il scrute son coeur selon la vérité 
    ———et se tient à l'écoute de sa parole.

    (Sagesse  1,6)

     Dans le Nouveau Testament, certains emplois de blasphêmeô se comprennent en fonction  de ce que nous avons vu dans le Premier testament. C'est ainsi qu'à plusieurs reprises, ce verbe pour décrit l'attitude des païens tenant au sujet de Dieu des discours inacceptables

    Car le nom de Dieu est à cause de vous blasphémé parmi les païens ...

    (Romains 2,24)

    Une des tâches du chrétien est donc de donner de Dieu une autre image même si la situation des croyants n'est pas topujours enviable

    Que tous ceux qui sont réduits en esclavage regardent leurs maîtres comme dignes de tout honneur, afin que le nom de Dieu et la doctrine ne soient pas blasphémés.

    (1 Timothée 6,1)

    Mais les croyants vivants au milieu des païens désespérent que ces derniers comprennent d'emblée leurs motivations spirituelles : 

    Aussi trouvent-ils étrange que vous ne vous précipitiez pas avec eux dans le même débordement de débauche, et ils blasphèment contre vous.

    (1 Pierre 4,4 ; voir aussi Romains 3,8 ; 1 Corinthiens 4,13)

    A leur propos la première lettre de Pierre retrouve les accents des béatitudes :

    Si vous êtes blâmés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, parce que l'Esprit de gloire, l'Esprit de Dieu, repose sur vous.

    (1 Pierre 4,14)

    Ailleurs le blâme/blasphème n'est pas l'oeuvre des païens mais d'autres croyants qui ne partagent pas le point de vue de l'éccrivain biblique :

    Si je mange avec actions de grâces, pourquoi serais-je blâmé au sujet d'une chose dont je rends grâces ?

    (1 Corinthiens 10,30 ; voir aussi 1 Timothée 1,20 ; Jacques 2,7)

    Les personnages blasphémateurs abondent dans l'Apocalypse de Jean : bête (Apocalypse 13,1.5-6) ; hommes (Apocalypse 16,9-11.21), ou femme symbolisant le pouvoir de Rome (Apocalypse 17,3), ils apparaissent au fil de ces pages comme autant d'ultimes expressions de la vaine résistance des pouvoirs ennemis quand s'approche l'instauration du Royaume de Dieu.

    Mais une telle opposition n'émane pas seulement des adversaires de l'Evangile et de l'Eglise. Alors que le blasphème était le plus souvent dans le Premier Testament une réalité venue de l'extérieur (d'Israël), il fait partie, selon l'enseignement de Jésus des réalités négatives qui viennent de l'intérieur de l'homme. Pour le coup, ces “blasphèmes" apparaissent alors moins comme des pratiques ou des énoncés hétérodoxes que comme les expressions irréfléchies d'un individu qui ne sait se maîtriser :

    Et il [Jésus] disait : «C'est ce qui sort de l'être humain qui le souille. Car c'est du dedans, du coeur des gens, que sortent les raisonnements mauvais : inconduites sexuelles, vols, meurtres, adultères, avidités, méchancetés, ruse, débauche, regard mauvais, injures, orgueil, déraison. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et souillent l'être humain.»

    (Marc 7,20-23)

    [voir aussi Ephésiens 4,31 ; Colossiens 3,8 ; 1 Timothée 1,13 ; 6,4 ; 2 Timothée 3,2 ; Tite 2,5 ; 3,2 ; 2 Pierre 2,12 ]

    A contrario, les anges restent maîtres d'eux-mêmes et sont du coup incapables de blasphème ! (Jude 8-10 ; 2 Pierre 2,11)

    L'attitude des auteurs du Nouveau Testament par rapport au blasphème s'enracine dans le fait historiquement peu contestable fait que  Jésus lui-même comme ses disciples ont souvent été accusé de blasphème :

    ——« Comment cet homme [Jésus] parle-t-il ainsi ?
    ——Il blasphème.
    ——Qui peut pardonner les péchés, si ce n'est Dieu seul ?»

    (Marc 2,7)

    Pour faire arrêter et lyncher Etienne, ses adversaires le font tomber en l'accusant de blasphème :

    ——Alors ils subornèrent des hommes qui dirent :
    ——«Nous l'avons entendu proférer des blasphèmes
    ——contre Moïse et contre Dieu.»”

    (Actes 6,11 ; voir 6,13 ; 19,37 à propos de la déesse grecque Artémis, Apocalypse 2,9)

    De même, cette grave accusation joue un rôle essentiel lors du procès de Jésus :

    ——«Vous avez entendu le blasphème. Que vous en semble ?»
    ——Tous le condamnèrent comme méritant la mort.

    (Marc 14,64 ; voir aussi Jean 10,33-36)

    Accusé de blasphème, Jésus se voit conspué par les blasphèmes alors qu'il agonise sur la croix :
    ———Les passants blasphémaient contre lui,
    ———et secouaient la tête, en disant :
    ———
    «Hé ! toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours.»

    (Marc 15,29)

    ———L'un des malfaiteurs crucifiés blasphémait contre lui :
    ———«N'es-tu pas le Christ ?
    ———Sauve-toi toi-même, et sauve-nous !»

    (Luc 23,39)

    L'auteur commune du livre des Actes et de l'évangile de Luc utilise pour les disciples les termes dont il s'est servi pour le maître :

    ———Les Juifs, voyant la foule, furent remplis de jalousie,
    ———et ils s'opposaient à ce que disait Paul,
    ———en le contredisant et en l'injuriant.

    (Actes 13,45 ; voir aussi 18,6 ; 26,11)

    Est-ce ce blasphème contre le Christ qui constitue l'impardonnable péché contre le Saint Esprit (Marc 3,28-29) ? Personne n'a jamais pu le démontrer si bien que nul ne peut avec certitude dire qu'il ne sera jamais pardonné. Car s'il prétendait cela, il me plait de penser qu'il se trompe encore et que ce n'est lui-même qu'il blasphème ainsi, lui et non le dieu qui l'aime bien au delà de ce qu'il s'aime lui-même.

    Jean-Pierre STERNBERGER

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    L'article qui précède est le texte d'une l'émission
    “Un mot de la Bible” sur Fréquence Protestante 100.7 FM
    en juillet 2006.

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    (Christ moqué par les soldats, Georges ROUAULT 1936)

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    Un ouvrage collectif grand public reprenant le mot traité dans cette note, et une vingtaine d'autres mots "passés" du grec dans la langue française est disponible au éditions Passiflores : 

    Des mots de la Bible. Le grec que vous parlez sans le savoir.

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    (chaque mot fait l'objet d'une enluminure par Marie-Hellen Geoffroy)

    Editions Passiflores, octobre 2010 (143 pages ; 17 €uros)


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    vous invite à découvrir la Bible, son histoire, son influence, son actualité.

    Une émission réalisée par le Service télévision
    de la Fédération protestante de France.
    Dimanche 10 avril de 10h00 à 10h30
    sur France 2


    Au sommaire de ce numéro :
    Rencontre et entretien avec
    Sophie STAVROU,
    maître de conférences à l’Institut de théologie orthodoxe St Serge à Paris
    et
    Eric JUNOD,
    professeur honoraire de l’Université de Lausanne

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     En lien avec cette émission,
    vous pouvez lire les articles suivants :

    Une bibliothèque à géométrie variable...


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