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  • Lire les béatitudes en groupe

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    Joyeux Noël ! Bonne année ! Meilleurs vœux !

    Que de vœux de bonheur souvent formels,
    souvent sincères aussi,
    mais, même prononcés sous le gui,
    ils engagent rarement...

    ——Les évangiles de Matthieu et de Luc rapportent une prédication de Jésus  s'ouvrant  par le mot "Heureux". Un passage qui sonne comme une déclaration de bonheur. Ce sont ces quelques versets que le site Animationbiblique.org vous propose de travailler en groupe dans la version de Matthieu (lire Matthieu 5,1-16).

    Pour accèder à cette proposition d'animation biblique,
    cliquer ici.

  • Marie première croyante ?

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    (Marie allaitant Jésus, école flamande fin 15ème s.)

    Un point d’interrogation

    ——Si Marie (la mère de Jésus) est une croyante qui est devenue un modèle pour des générations de croyants et de croyantes pendant des siècles, il faut cependant rappeler que la naissance du christianisme ne correspond pas avec la naissance de Jésus. C’est en effet au moment de la résurrection du Christ que le sens de sa vie se révèle et qu’une identité nouvelle apparaît. Il est, selon l'apôtre Paul,  “... institué Fils de Dieu avec puissance, selon l'Esprit de Sainteté, du fait de sa résurrection d'entre les morts...” (Romains 1,3-4). C’est là qu’on découvre qu’il est Fils de Dieu, alors qu’il s’est lui-même nommé tout au long des évangiles “Fils de l’humain”.

    ——De plus, c’est une autre Marie que choisi le Christ pour se présenter en premier comme ressuscité, Marie Madeleine (Jean 20,11-18). La naissance de la foi se fait pour cette Marie-la face à Jésus ressuscité.

    ——Le point d’interrogation du titre porte sur “première”. En dehors de Marie-Madeleine qui est un modèle de disciple au féminin, d’autres femmes croyantes se manifestent auprès de Jésus, comme Marthe et Marie (Luc 10,38-42) ou la femme au parfum (Marc 14,3-9).

    ——Malgré ces témoignages des évangiles, il  faut cependant reconnaître que l’image de Marie, la mère de Jésus, a été humainement plus forte que les mises en garde que Jésus a exprimées dans sa prise de distance avec le lien maternel (Marc 3,31-35).

     

    Que nous disent les évangiles de la foi de Marie ?
    ————————————————————————Foi en qui ?

    ——De fait, seuls deux évangiles, Luc et Jean, mettent en scène Marie, la mère de Jésus, avec des paroles et des gestes.

    Selon Luc

    ——Luc est le seul à parler de l’épisode de l’annonciation. C’est celui-là qui est généralement invoqué pour mettre en évidence le « oui » de Marie. Allons voir de plus près (lire Luc 1,26-56).

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    (Annonciation, Botticelli)

    ——L’ange Gabriel arrive et lui annonce la faveur de Dieu sur elle. Sa première réaction est d’être “très troublée”. Alors l’ange la rassure et lui annonce qu’elle va être enceinte. A ce moment du dialogue, elle ne dit pas encore « oui ». Elle entend des paroles surprenantes et essaie de les faire entrer dans sa logique humaine. Elle pose alors la question du “comment”.

    ——Si l’on compare avec la stérilité d’Elisabeth et l’annonce de la naissance de Jean-Baptiste faite à Zacharie dans le temple (Luc 1,5-25), juste avant l’annonce faite à Marie, il suffit que Zacharie pose sa première question « à quoi le saurai-je » pour être réduit au silence par l’ange Gabriel.

    ——Le “comment ?” de Marie fait sans doute écho à l’interrogation des chrétiens auxquels s’adresse l’évangéliste sur le statut particulier de Jésus. L’ange prend donc le temps de lui répondre, et de lui annoncer la grossesse d’Elisabeth, qui vit aussi des choses hors du commun.

    ——Ce n’est finalement qu’après les trois discours de l’ange, que Marie répond : « je suis la servante du Seigneur. Que tout se passe pour moi comme tu me l’as dit ». 

    ——Elle se soumet alors aux paroles de l’ange, même si elle ne comprend pas tout. Cette soumission est sa façon à elle d’entrer dans le projet de Dieu.

    ——Sa fidélité et sa foi vont ensuite se manifester au moment du cantique de louange qu’elle prononce auprès d’Elisabeth (Luc 1,39-56). Mais nous remarquons dans ce texte que sa foi va vers le Dieu d’Israël, le Dieu de ses pères et non pas vers celui qu’elle porte. Elisabeth, elle, a l’air d’être déjà au courant, puisqu’elle accueille Marie ainsi : «Comment m’est-il donnée que viennent à moi la mère de mon Seigneur ?».

    —— Pour l’évangile de Luc, la foi de Marie est donc celle d’une jeune fille juive et fidèle à son Dieu. Ensuite, on ne trouve pas dans cet évangile de signe de la foi de Marie envers Jésus. Luc précise simplement à deux reprises qu’elle garde en son cœur tous ces événements (Luc 2,48-52). Elle en cherche le sens, mais le dévoilement n’aura lieu qu’après la résurrection.

     

    Selon Jean

    ——L’évangile de Jean est différent des trois autres en ceci qu’il développe plus longuement le sens théologique qu’il donne aux épisodes du récit. On peut lire cet évangile à plusieurs niveaux : au-delà de l’histoire racontée se dessinent des symboles et des métaphores. Ainsi par exemple, on peut voir dans la “mère de Jésus” (qui n’est jamais appelée Marie) l’ancienne alliance, elle est fille du peuple juif.

    ——L’auteur encadre le ministère de Jésus par la présence de “la mère de Jésus” : aux noces de Cana, et au pied de la Croix. Pour ce dernier événement, Jean est le seul à mentionner explicitement la mère de Jésus à la Croix (Jean 19,25-27). Sa présence est ici hautement symbolique, pour parler du lien et de la continuité entre l’ancienne alliance (Abraham et Moïse) représentée par la mère de Jésus et la nouvelle alliance (en Jésus-Christ) représenté par ”le disciple que Jésus aimait“. 

    ——Mais c’est surtout aux noces de Cana que la foi de Marie va s’exprimer (Jean 2,1-12). La mère et le fils sont ensemble invités à cette fête. En mère observatrice, elle remarque que le vin manque, et en informe Jésus. C’est sans doute à ce moment que la foi de la mère de Jésus s’exprime le plus fortement. Il ne s’agit pourtant pas d’une personne à guérir, d’un pardon à donner, il est simplement question de permettre à la fête la possibilité de continuer avec du vin. Ce repas préfigure-t-il le banquet des temps messianiques ?

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    (Les noces de Cana, Giotto)

    ——Jésus réagit sèchement dans à la relation dans laquelle sa mère le place en l’interpellant comme « Femme » et en insistant sur la distance entre elle et lui : «Qu’y a-t-il entre toi et moi, femme ?». Malgré tout, elle ne se démonte pas et encourage les serviteurs de la fête à obéir à Jésus. Il va agir et accomplir son premier “signe” dans cet évangile. Ce signe est induit par la demande de la mère de Jésus qui ouvre ainsi le ministère de Jésus, lequel se terminera humainement à la Croix. Ce texte nous montre que Marie avait sans doute déjà une place de choix dans la communauté pour laquelle écrit l’auteur.

     

    Selon les Actes des apôtres

    ——Sans pouvoir revenir sur tous les textes où Marie est simplement présente, arrêtons-nous malgré tout sur la présence de Marie dans le livre des Actes (“suite” de l’évangile de Luc). Elle fait partie de ceux qui se sont rassemblés après la résurrection et l’ascension. “Tous sont assidus à la prière” (Actes 1,14) : Marie est là, parmi les autres disciples, et avec les frères de Jésus. Marie, fille du peuple juif, se met à la suite de celui qu’avec d’autres elle reconnaît comme le Messie. Elle est entrée dans la communion des apôtres, de tous les disciples. Elle a fait le même chemin qu’eux. Si, dans son corps, elle sait que celui qu’elle a porté ne lui appartient plus, elle peut avoir confiance que le Dieu de ses Pères, l’a vraiment comblée en faisant d’elle la mère du Messie, le Christ, le sauveur du monde.

    Laurence BERLOT 

    pour le Camp Biblique Œcuménique de Vaumarcus 2010

     

  • Jésus avant JC ?

    ——La Bible de Pommersfelden (11e s.) illustre le récit de Genèse 2 en figurant un personnage représenté comme l’était Jésus-Christ tirant par le poignet une femme (Ève) issue du côté d’un homme endormi. Comment en est-on venu à imaginer ainsi le Créateur sous des traits attribués généralement à l’homme de Nazareth ?

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    (miniature vers 1450) >>pour d'autres images cliquer ici<<

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  • MAG'BIBLE

    MAG’BIBLE
    10ème numéro du magazine 100% Bible ...

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    (La reine de Saba visitant le roi Salomon, peinture éthiopienne)


    Quête de soi ou des vérités de ce monde, simples potins
    ou talents artistiques, que ce soit dans la religion, la musique,
    À travers des métiers d'aujourdhui, des figures mythiques ou méconnues,
    des tableaux de maître ou des initiatives locales,
    MAG’BIBLE
    vous invite à découvrir la Bible, son histoire, son influence, son actualité.

    Une émission réalisée par le Service télévision
    de la Fédération protestante de France.
    Dimanche 12 décembre de 10h00 à 10h30
    sur France 2


    Au sommaire de ce numéro :

    Rencontre avec Michaël LANGLOIS,
    ———chercheur au Collège de France...
    L'adoration des mages,
    ———avec Marie-Laure RUIZ-MAUGIS, historienne de l'art
    La reine de Saba
    ———avec Corinne LANOIR , professeur d'Ancien Testament
    La nouvelle Traduction œcuménique de la Bible
    ———avec Bernard COYAULT, Valérie DUVAL-POJOL,
    ———André THOMAS, Nicolas CERNOKRAK
    ,
    ———et Elsbeth SCHERRER
    Un nouvel épisode surprise de la Bible,
    ———sous le crayon de Heiner SCHUBERT
    Et toujours des informations, des livres, des événements…

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    (L'adoration des mages, Baldung GRIEN)

    –oOo–
     En lien avec cet émission,
    vous pouvez lire les textes bibliques évoqués :

    Matthieu 2, "Jésus, les mages et Hérode" 

    et l'article

    "Ni trois, ni rois !" par Marie-Odile WILSON 

    –oOo–

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