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29 avril 2007
Le Sinaïticus reconstitué
La plus ancienne des Bibles manuscrites connues, le “Codex Sinaïticus”, découverte et ramenée d'Egypte par un savant allemand au 19ème siècle puis dispersée dans quatre pays, va être rassemblée sur Internet, a indiqué à l'AFP le directeur de la Bibliothèque universitaire de Leipzig.
Ce projet, à l'initiative de la British Library, prévoit de numériser et de présenter sur Internet les quelques 400 pages de ce qui est considéré par les experts comme la plus ancienne Bible du monde, aujourd'hui dispersées à Leipzig, Londres, Saint-Pétersbourg et au monastère Sainte-Catherine en Egypte. Un mystère plane toujours sur la date et les raisons de la division du manuscrit.
Le “Codex Sinaïticus” a été copié entre 330 et 350 sur des peaux de boeuf par les moines du monastère Sainte-Catherine, au pied du Mont Sinaï en Egypte, puis laissé à l'abandon. Cette Bible est aussi considérée comme contenant la version complète la plus ancienne du Nouveau Testament. Les pages originales, couvertes sans interruption d'une élégante calligraphie grecque en ‘onciales’ (= grandes majuscules), sont aujourd'hui intransportables.
———————(Ci-dessus un gros plan sur Jean 6,14b-15 ;
——noter l'absence de ponctuation et de séparation entre les mots)
Les 400 pages aujourd'hui conservées ont été ramenées au cours du 19ème siècle par le savant allemand Konstantin von Tischendorf, originaire de Leipzig, lors de trois voyages successifs.
——• Sur ces 400 pages, 43 pages sont entreposées à la Bibliothèque universitaire de Leipzig depuis 1844, a expliqué Ulrich Schneider, le directeur de la bibliothèque de la ville est-allemande.
——• La ville de Saint-Pétersbourg, elle, ne détient plus que cinq pages sur les 347 qu'elle a obtenues au 19ème siècle grâce à Tischendorf et à un chercheur russe concurrent.
——• Les 342 autres ont été revendues par Staline à la cité de Londres au cours du XXème siècle.
——• Enfin, douze pages sont toujours aux mains des moines du monastère Sainte-Catherine, qui ont pendant longtemps réclamé le retour des autres pages du Codex. “Ils ont finalement décidé de prendre part au projet de numérisation du Codex”, s'est félicité M. Schneider.
Le projet, soutenu par de nombreuses fondations privées, prévoit de présenter sur Internet une reconstitution virtuelle du Codex Sinaiticus, à partir de 2009, ainsi qu'un fac-similé en version papier.
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